jeudi, novembre 13, 2008

subprime simplement expliquée...

ok, il faut un certain niveau d'anglais ou d'espagnol (pour les sous-titres)... c'est cynique mais cela semble tellement plausible.



Bien à vous,
votre pseudo anonyme (qui ne se souvient plus lequel il a utilisé:-)

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dimanche, novembre 02, 2008

Comptabilité, statuts, les formalités que j'ai suivies, et diverses expériences

J'ai de la chance, mon père est indépendant depuis plus de 20 ans. Il a fondé une SA qui a ses hauts, qui a ses bas, ses espoirs et ses déceptions. Il y a eu un transfert de connaissance, avec espérons-le, plus de hauts (l'objectif de toute entreprise est de s'améliorer). Un sacré conseiller, le sextagénaire.

Je voulais fonder une SPRLU au départ (une SPRL unipersonnelle), et puis je me suis rendu compte de tous les tracas administratifs, le nombre de contraintes par rapport à mes besoins personnels - et en plus, il faut passer devant un notaire. Les notaires me donnent généralement des boutons. C'est épidermique. Un tel niveau d'incompétence surpayé, légalement protégé - communiqué de père en fils (même si apparemment il faut réussir des examens maintenant, examens probablement contrôlés par une commission de "professionnels" du notariat dont probablement papa (ou un de ses amis soucieux de garder la "tradition") - CITOYENS, rassurez-vous! la transmission d'incompétence est ASSUREE ! Vous vous ferez toujours plumer avec le sourire à 500€ les 5 minutes - louable...).
OUI, il faut complètement remodeler cet abus de position dominante, rajouter de la compétition, comme pour les avocats (où il y a à boire et à manger, c'est vrai). Pas de Numerus Clausus, des examens draconiens à l'entrée - uniquement dirigés par une partie indépendante (non notariale, ou étrangère). Des examens à repasser tous les 3 ans - un système de quotation selon l'expérience, avec des compétences qui s'élargissent au fur-et-à-mesure de l'expérience et de résultats probants. Je ne désire absolument pas engraisser cette profession(même s'il devrait y avoir l'un ou l'autre de correct (j'espère)). Pour une économie dynamique et TRANSPARENTE, il faut AUSSI remodeler cette profession - et profondément. Pas de raison qu'ils soient protégés, et surpayés pour ce qu'ils font (la qualité de leurs conseils m'ayant à plusieurs reprises fortement déçus - j'ai perdu de l'argent - je parle d'expérience).

Bref, aparté nécessaire, mais terminé. Politique francophone belge qui lit ce blog, sache que tu ferais un bien joli coup médiatique en te penchant sur ce problème.

J'ai donc obtenu mon Statut d'Indépendant à un guichet d'entreprise en 2 temps, 3 mouvements (pour la liste et adresse, ici), et opté donc pour un statut de personne physique et non de personne morale ; il est vrai que je n'ai pas réellement besoin de la protection juridique (je n'engage pas encore, et je ne vends que des conseils pour lesquels je ne prends pas la responsabilité - la différence avec le notaire c'est que je ne suis pas légalement indispensable et que j'ai obtenu le contrat parce que j'ai fait la meilleure offre, où les prix planchers n'existent pas).
Mon numéro de TVA a été obtenu dans la semaine. En une semaine, j'étais administrativement sur pied. Quand je raconte ça à mes amis français, ils sont généralement abasourdis. Point de vue "cotisation sociale" (un autre concept qui fait mal), je peux payer le prix plancher pendant 3 ans, et rembourser la différence par après - c'est ce que je compte faire ; la différence, je la mettrai soigneusement sur un compte épargne (ou dans des bons du trésor) - ça fera toujours quelques centaines d'Euro qui pourraient être les bienvenues plus tard (pas d'intérêts sont comptés lors du payement de cette différence).
Le comptable ! Bon, c'est très fortement conseillé (voire même obligatoire). J'ai pris le même que celui de mon père. Depuis qu'il l'a, il n'a (plus) jamais eu de problèmes avec le fisc - quand je l'ai rencontré, j'ai compris pourquoi ; petite étude qui ne paye pas de mine, très "fonctionnaire" et prudent. Il m'a directement indiqué les droites lignes. Je joue le jeu. Je préfère payer plus d'impôts, mais au moins je n'aurai pas de problèmes avec le trésor, l'administration fiscale. Je courbe la tête, en tant que pot de terre cuite, je n'ai pas trop le choix.

Aujourd'hui, je compose ma première facture numérotée, avec mon numéro de TVA - stressé par rapport au montant à facturer (c'est "beaucoup" sur le papier, mais quand on analyse... finalement...).

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mercredi, octobre 29, 2008

le milieu carcéral, celui de l'entreprise...

ça paraît stupide et facile, mais j'ai l'impression que l'on pourrait en tirer un parallélisme ; bien que je n'aie jamais fait de prison. L'image que j'en ai à travers les films m'en donne l'impression.


La prison, milieu extrême d'où on en ressort encore plus "dur", voire plus criminel que lorsque l'on y entre. Une aberration de notre temps ; personnellement, je trouve qu'une masse potentielle de travail qui ne dégage pas de valeur ajoutée, y compris pour la famille de la victime, n'est pas des plus pédagogique, voire juste. Pourquoi "payer"/ s'endetter pour une unité nocive ? Unité qui sera encore plus nocive lorsque libre. Le bagne, un siècle auparavant, était inhumain. Néanmoins, il accordait une forme d'honneur à toutes les parties. De plus, cette notion de travail, contribuait quelque peu à la ré-intégration du condamné dans la société, ayant inculqué une notion d'effort, de peine, et de satisfaction. Et non à une situation amorphe, enfumée de stupéfiant, remplie de violence où in fine tout le monde est perdant : la victime & proches, la société, les gens dehors, le contribuable, le gardien de prison,... et le condamné lui-même. Aparté nécessaire terminé.



2 jours se sont passés. Mes honoraires ont été révélés par la "comptabilité". Mes "collègues" sympathiques au titre +2 du mien se sont tout d'un coup révélés "autre".
AVANT: Tom gentil marginal qui part toujours en vacance.
MAINTENANT: Tom, c'est qui ce gars qui gagne plus que moi ? Mélange de crainte, de respect, et de jalousie.
"JALOUSIE" - cet état d'esprit que je voulais à tout prix éviter. M'y voilà.
J'ai signé pour un an, et j'ai l'impression que je vais devoir me comporter selon une attitude inédite pour moi : dure, et sûre de soi. Je voulais me la couler douce dans mes vêtements bon marché, mal rasé, arrivant quelque peu en retard, faire éveiller une certaine sympathie par une apparente naïveté, et obtenir les informations selon ce côté qui m'est très personnel.
Maintenant, la donne a changé. Heureusement que je suis indépendant, que je sois maintenant hors-course, et que j'aie signé pour un an.

Le rapport entre ces 2 paragraphes, et le titre ?
Dans un univers fermé, où l'on y "enferme" des gens ambitieux et talentueux, ceux, qui montent, développent des capacités qui leurs seront utiles dans le futur, et le jour où ces derniers seront relâchés dans la nature. Ils maitrisent leurs destins. Le reste non flexible, par rapport à de nouvelles situations et opportunités, je ne leur donne pas cher de leur peau lors d'une restructuration.

Ma stratégie ?
Faire jouer le doute, continuer mon petit bonhomme de chemin, garder ma bonhommie à la "Dehaene" tout en tentant de rester "pro". Et pour ceux qui savent (aka les supérieurs +3, +4), être irréprochable, direct, clair - impeccable, et apporter au moins un "hahaaaa, j'ai appris quelque chose"/ mois, ce qui risque de n'être pas évident. Ah oui, et être prudent ; longer les murs (j'évite maintenant la cafetaria où l'on pourrait me poser des questions. Ne fût-ce que pour un petit temps). Si je survis à cette expérience, voire la mène à bien...

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samedi, octobre 11, 2008

JE SUIS DEVENU INDEPENDANT !


Voilà, les papiers ont été fait la semaine passée. Depuis le 6 octobre - "jour de grève nationale", un symbole pour moi, je suis devenu officiellement indépendant. Avec un contrat d'un an - payé correctement, sur un business complètement différent de celui dans lequel je voulais me destiner. Mon projet perso est mort - il renaitra, un jour. Peut-être.

Je travaille en Wallonie, dans la région de Mons-La Louvière-Charleroi. C'est un hasard. Le business/ challenge est intéressant - les gens également, même si étant le seul francophone belge à un niveau de management (les autres sont soit anglais, français ou flamands). J'ai la hargne, je suis un guerrier, j'acquérirai mes lettres de noblesse, à la hache. Fini ma période "mélancolico-dépressivekeke-plaignezmoi". J'ai trouvé une source d'énergie qui me tient à flot - tous les 3,4 mois, il faut que je m'y abreuve. Obligation, où je redeviendrai domestique.

En train de regarder pour une voiture discrète et emménager. La crise est là, mais cette situation "m'inspire", me donne des forces - "employé" est le pire des statuts ; on vit, on s'endort dans son confort, et puis zoom Fortis se plante - "j'ai eu l'habitude d'être nourri tous les mois, euh je fais quoi? C'est dangereux dehors". J'ai été (salement) viré une fois. Ma première expérience professionnelle - 8 ans auparavant. Groupe français en restructuration (oui je suis une victime du 11 septembre), combiné à une incompatibilité de caractère ("commercial dans le monde "poudre aux yeux" de la publicité", j'aime pas). Couperet. Plus jamais employé. Pas de crédit. Pas de mensonge à tenir. Pas de train de vie auquel je me suis habitué. Pas d'attache. Aucune confiance dans le monde de l'entreprise - si ce n'est la mienne. A 50 ans, je continuerai à travailler. J'ai 30 ans aujourd'hui. Ma vie commence enfin.

Folie hier soir en revenant du boulot; 165€ pour une bouteille de Cristal Roederer - on la boira dimanche - en famille - car c'est un jalon accompli un peu "grâce à/à cause" d'eux, car j'ai du bol d'en avoir une.

Cette crise est une opportunité pour moi. J'espère qu'elle le sera pour vous aussi. Je continuerai à écrire, et vous tiendrai au courant. Merci pour vos messages - l'aventure continue.

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lundi, mars 24, 2008

8 mois d'interim... déjà... ? Quoi, mon projet d'entreprise ?

Mon dernier article datait d'Août 2007 (1,2,3,4,5,6,7,8 mois !!!!!). Je viens de me rendre compte que cela faisait depuis 8 mois que je vendais mon âme à cette "multinationale" ! 8 mois que j'ai pris des "vacances" ; entendons-nous bien, faire un travail "administratif" (ndlr:"limité à des tâches récurrentes et bien déterminées, encadrées") de 9.30 à 17.30, juste pendant la semaine, avec des visites d'usine et distributeurs un peu partout en Europe - pas de stress, pas de responsabilité, du social (je suis allé plusieurs fois au restaurant, ai passé des week-end ici-et-là, fait du shopping (m'acheter des nouveaux vêtements) ... 2 fois, il m'est arrivé de prendre congé pendant plus de 15 jours... Maintenant, j'ai négocié un 4/5ème... Avoir des sous à la fin de la semaine (concept qui me semblait "méprisable":-) même si pas énormément, c'est quelque chose dont j'avais perdu l'habitude...

Oui en effet, le boulot n'est pas (très) intéressant.

Je viens de passer les 30 ans cet hiver, et je me suis rendu compte que cela faisait depuis 3 ans que j'étais retourné en Belgique, que j'habitais chez mes parents (ouaip!). Demain est un autre jour, et finalement cela se transforme en mois, et puis en saisons, voire années... la précarité en d'autres termes... un paradoxe. Un clochard dans la vie active... dont la seule satisfaction devient son compte en banque en positif, renfloué par d'autres sources que l'état :-)... on ne sait pas trop ce qui va se passer le mois prochain (un crash boursier ?...) ; soyons prudents... j'aimerais m'acheter une maison, une moto, trouver une femme, faire des enfants... aversion du risque... Comment ? Aversion du risque ? Tom, c'est quoi ce b*rd*ll ? Tu te fais avoir par le système !!!

Bref, j'ai l'impression de me réveiller à temps - léthargie pas très positive pour le moment. chaque journée qui passe, ne sera plus jamais récupérée...


Ce week-end a été un grand tournant ; j'ai retrouvé l'inspiration et la force pour m'y remettre. J'attendais que ce moment revienne - il a été provoqué par un jeune (qui semblait avoir tout compris à la vie / au business - un peu style "petit c*n" qui sort d'école) qui voulait m'engager dans sa boîte de recrutement (chasseur de tête), pour faire du recrutement... beaucoup de boîtes de recrutement apparemment cherchent aujourd'hui du personnel... bienvenue dans la nouvelle société "d'intermédiaires" où on vous demande juste d'ouvrir la bouche pour enfoncer la cuillère de yaourt.

"Dans votre CV, vous n'avez absolument rien prouvé", "néanmoins, j'aime votre profil".

J'ai avalé poliment (je reste toujours calme, perdre la face, non, pas trop mon style)... il a malheureusement raison - mon projet n'a pas (encore) décollé.
Je garde la foi - ce projet, c'est le seul truc qui me fait triper de toute façon - dur d'acheter mon âme. Je garde la foi, mais je dois garder la tête froide, l'équilibre (business is business), même si ce truc, ce n'est pas du business, ça fait partie de moi, de ma vie (je confirme).

8 mois bénéfiques - très bénéfiques.

En gros :

- j'ai terminé ma relation avec mes associés informatiques du nouveau monde (un mois de cela). Ca ne rimait plus à rien cette histoire.
Leçon n°1, ne plus travailler avec des informaticiens que l'on ne peut pas secouer manu militari ; les mails, ça ne sert à rien (pas comme la corbeille). L'outsourcing, c'est bien pour les boîtes qui ont des thunes et peuvent se permettre d'envoyer un expat, ou de faire des allers-retour toutes les semaines. Loin du regard, loin du coeur. if you give peanuts, you get monkeys. etc. etc.
Je suis à la recherche de nouveaux informaticiens (on verra, en effet mon plan de développement a légèrement changé... plus d'infos au prochain épisode)

- je suis parti à la Silicon Valley.
ouais monsieur, je suis parti là-bas, pour une conférence spécialisée sur LE domaine - c'était en novembre. Que des experts et des fabricants de software du monde entier - je me suis rendu compte que je m'y connaissais pas mal dans mon domaine (ça réconforte). J'ai découvert aussi de nouvelles approches par rapport à "mon" secteur. Franchement, je suis tenté d'y retourner. J'ai rencontré des gens de qualité là-bas (cultivés et ouverts d'esprit) - Stanford/ Berkeley, ce sont des p*t*ins d'université, avec des cerveaux qui savent communiquer (le nerd, geek qui fait du surf). L'état d'esprit "San Francisco Bay Area" est bon, positif, travailleur - atmosphère à première vue d'entraide et de compétence. Drôle de se dire que ce petit lopin de terre finalement contrôle Internet (la plupart des réseaux sociaux (comme par ex. myspace, facebook, orkut, hi5, friendster), proviennent tous de ce coin-là...
Et pourquoi pas à partir de la Wallonie, dirait Marcourt...? mmmh, question qui devrait faire l'objet d'un prochain article...

- j'ai considéré (et suis toujours en train de considérer) d'autres opportunités d'affaire. Différemment. Avec des personnalités bien scannées et testées - clinique, sympa ou non, je m'en fous, je recherche telle ou telle compétence, le reste, c'est accessoire. J'ai jugé des projets selon des critères de rentabilité, de faisabilité opérationnelle, d'investissement - le fun devant toujours être présent, mais moins sur le premier plan - même si on ne me verra pas sur un projet immobilier. Tellement d'erreurs que j'ai commises et que je retrouve chez d'autres (réconfortant de remarquer que je n'en n'avais pas le monopole)...

oui, j'aime cette atmosphère d'entrepreunariat - le seul hic de ce blog, c'est que comme je me dévoile sans pudeur, je me vois mal de rencontrer du monde dans la vie réelle via ce médium... peut-être que l'on s'est déjà serré la main, lors de ces innombrables événements organisé par la région wallonne... ? Malheureusement, vous ne me reconnaîtrez pas. Mieux comme ça (lâcher son sac, ça fait du bien). Disons que je vous trouverai ...

- j'ai pris des vacances (c'est bête mais j'en avais besoin) - le recul, je n'en n'avais plus.

UNE RESOLUTION : MAINTENANT, C'EST POUR LE METTRE EN PLACE CE FOUTU PROJET, et qu'il rapporte du pognon aussi (mais ça, c'est facultatif finalement - je veux juste que le système marche). Certaines de mes statistiques sont encourageantes par ailleurs...

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jeudi, août 09, 2007

Start-up comme activité secondaire.

Cela va faire longtemps que je ne me suis plus manifesté. LA vie a changé, la roue tourne. Ne plus écrire dans un blog d'entrepreneuriat sur ma propre start-up - c'est bon signe !! Cela voudrait dire que je suis "occupé" à la mettre en place, plutôt qu'à en parler comment la mettre en place...



C'est le cas..., mais plus en tant qu'activité principale.

J'ai en effet commencé à travaillé dans une "mnc" (une "multinational corporation" / une multinationale / une world company qui a tout à dire) la semaine passée.

Après de moultes discussions qui n'en finissaient pas avec des belles boîtes de consultance en stratégie (je ne suis pas flamand - premier gros défaut pour pouvoir percer dans ce monde de paillettes qui m'attirait pas mal - oui il s'agit d'un critère prédominant), j'ai décidé de prendre le premier truc venu qui m'acceptait, comme le geste de toute personne désespérée - bein oui, ce blog est anonyme, autant être honnête. Il me fallait du "cash", une situation plus stable, il leur fallait quelqu'un qui comprenait rapidement les choses et qui soit libre de suite - je leur ai dit : "ok".

J'ai donc commencé la semaine passée en tant qu'employé anonyme dans un centre de logistique mondial (oui oui il y en a pas mal en Belgique), ou beaucoup comme moi s'y sont retrouvé par hasard. Beaucoup de logiciels différents, organisation plutôt (très) complexe,... en formation constante... des acronymes à tour de bras, qui m'ont fait rigoler plus d'une fois. L'ambiance est sympa néanmoins - très flamande, mais sympa. Le management est uniquement flamand - possibilités de promotion très limitées, mais bon, sans en faire une fixation, je joue le jeu... en tous les cas pour le moment.

Ca me plaît ?
Pas spécialement... de toute façon, c'est de l'intérim, je suis clairement interchangeable, et de toute façon, j'ai d'autres pistes pour des boulots beaucoup mieux payés, tout comme eux continuent à se constituer des réserves de candidats. Aucun scrupule avec ce genre de boîte; de toute façon, je suis un "investisseur", je ne mise que sur ce qui me rapporte. Très honnêtement, je découvre une nouvelle discipline, une nouvelle manière de concevoir une société ; les flux tendus, le kanban, le just in time... c'est magnifique d'organisation... et ça m'inspire.

Du futur "jobhoping". Oui... même si je vais garder un oeil sur cette possibilité de crise financière (subprime) aux USA (histoire de ne me pas me retrouver comme en septembre 2001), et je verrai en fonction (choisir une boîte aux reins solides)... Les crises immobilières peuvent être dévastatrices (1997 en Asie en fût un triste exemple).



Le projet continue - le software avance, mais mes oeufs maintenant sont dans plusieurs paniers. Ma stratégie maintenant est de faire partie de plusieurs projets différents, et qu'au moins UN réussisse - les sous, je m'en fous. Je veux juste une belle référence pour plus tard.


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mardi, juin 12, 2007

Charleroi... ville de tous les extrêmes, de la misère à Albert Frère.


La première fois que j'y suis passé, c'était il y a deux semaines, sur le chemin vers du repos en Champagne-Ardennes. On s'y est perdu, à l'image surréaliste de la plus grande ville de Wallonie (200 000 habitants), qui pour le moment se pose pas mal de questions.

Au coin d'un rond-point, un immense building gris, avec en grand sur une pancarte "université du travail" - non, nous ne sommes pas en Europe de l'Est.

La ville touche ses usines métallurgiques, officiellement séparée par un ring (=périphérique) sur pilotis. Ces usines sont gargantuesques - immenses - véritable "poumons" de la ville. Oui nous sommes en Europe, à quelques km de sa capitale (Bruxelles). Véritable saga "Dallas" où tel fourneau est fermé, tel autre ouvert. Jamais sans heurts. Syndicats tout puissants, responsables (?).



On demande notre chemin, Passat neuve full-option dans une rangée de maisons d'ouvriers, identiques, macadam en mauvais état -la frontière française s'il vous plaît ?. Accent que je pensais disparu, beaucoup de volonté, teinture flash, vert à lèvre, yeux turquoises. "Suivez-moi, je vais dans cette direction". Univers de béton, de voitures tunées, de tenues de sport et de magasins installés à la va-vite (cela sentait le business), parfois louches (Casino ?). Oui, il s'agit de la ville au taux de criminalité le plus important de Belgique.

J'ai aimé Charleroi, ville chaleureuse et vivante à mon sens, pour le peu de contact que j'ai ressenti. Ville avec du relief, de l'authentique - je peux comprendre pourquoi un Carolo se sent Carolo. Cette ville a du potentiel.

L'autre extrême c'est ce drôle de bonhomme, l'homme le plus fort de la Wallonie : Albert Frère. Entretien de 20 minutes sur une carrière fulgurante, sur une fortune personnelle de 2,4 milliards d'USD. Entretien que je qualifierai plus de "publi-reportage" ; chaque question ayant été préparée.

Il a l'air sympa, naïf, gentil, et pourtant derrière cette bonhommie charmante et désarmante se cache un homme d'affaire redoutable. Concernant la visite de sa galerie d'art contemporain, une "Nana" de Niki de Saint-Phalle, un "Love" de "je ne sais plus qui mais il est connu", partie sans équivoque où l'on découvre la personnalité avec laquelle on a réellement affaire. Ces oeuvres contemporaines, archi-connues (voire même classiques) et majestueuses, ne présentent aucun risques, il s'agit d'un investissement pur et dur, voire même âpremment négocié. Il a le nez fin, mais il s'agit d'un calculateur avant tout. Mon profit, les cadeaux, pour moi. Business is Business.

L'entretien a été minutieusement préparé. Un spin doctor politique. Réponses très structurées (admirable). L'intervieweuse sous des apparences (?) de "en chaleur complète face à cet éminent personnage" ("donnez-moi un job") a posé des questions intéressantes, comme pour un entretien d'embauche. Sous des dehors de nylon et de frivolité, s'est caché qqn d'assez fin.

Ville de tous les extrêmes, disais-je...

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mercredi, avril 11, 2007

après quelques entretiens...

Et oui elle continue, je ne vais pas baisser les bras (jamais) !

je me battrai jusqu'au bout ; maintenant, j'ai redéfini un plan d'attaque, prêt à bondir... Reprendre du poil de la bête, me refaire une permanente, regonfler ma carrure, je foncerai.

La semaine passée, j'ai passé quelques entretiens d'embauche dans des belles boîtes (on m'a appellé - plaisir:-).

Ca m'a rassuré, et m'a réveillé - non Jef, tu vaux quelque chose.

Le premier entretien était pour une position intéressante au départ dans une boîte belge - "acheteur textile pour commerce avec l'Asie" - j'aime. Intéressant au départ. Au départ, car lorsqu'on creuse... Le "problème" s'est situé avec les personnes qui m'ont interviewés - "NIET" réciproque. Plus jeunes que moi, moins d'expériences, elles seraient devenues mes supérieurs hiérarchiques, et je les regardais déjà avec un air de patron (stupide de ma part, mais plus fort que moi, j'ai été le plus discret possible). "Non, je n'ai pas fait toutes ces expériences pour laver du linge" (soi-dit en passant pourquoi pas pour une période limitée, j'aurai continuer ma start-up wallonne en catimini, fais de l'argent, et le jour J, bye !), mais soi-dit en passant, il s'agit tout de même d'un beau foutage de gueule...

Mais en ce qui concerne le deuxième entretien...


une très belle boîte de consultance américaine pour du conseil en stratégie. Un vieux fantasme que j'ai obtenu par malentendu. L'entretien s'est passé, et même si les chances que cela ne marche pas sont belles et bien existantes, ça m'a fait du bien - rencontrer du "lourd" intellectuel, ça fait du bien - petit bol d'air, d'oxygène. Je me rends compte que je dois vraiment retravailler mon flamand... mon pauvre talon d'Achylle qui a été mis à vif - à charcuter. L'excellence, non ce n'est pas du baragouinage.

Lorsque j'ai préparé ce deuxième entretien, je me suis rendu compte pourquoi les consultants de ces grosses boîtes étaient rapidement téléscopées à des hautes positions dans des sociétés tierces. J'ai compris pourquoi les BA ou VC aimaient ce genre de profil pour investir dans ce genre de boîte.
Le travail est en fait ultra-dur (il faut vraiment un double-cerveau), mais passionnant : un audit d'une grande organisation, des objectifs à clairement mettre en place, et la mise en place de ces objectifs... du pur plaisir. Ca m'a remis quelque peu les pendules à l'heure au moyen de 2,3 baffes plus-ou-moins méritées.
Un objectif de discipline à atteindre. Mon but est dessiné.

Si on me propose un 3eme entretien, et le job in fine, je fais quoi ?
mmmh, très bonne question. Continuerais-je ce projet en parallèle ? Non, impossible. Il faudra y mettre un terme.

La question :
Aurais-je une autre opportunité de mettre en place un tel projet (j'ai des subsides!) ? Peut-être pas.
Aurais-je une autre opportunité de rentrer dans du conseil en stratégie ? peut-être oui, et peut-être même avec de meilleures chances si ce projet fonctionne.

En tous les cas, pour le moral, ça fait du bien. Cette discussion avec ces gars intelligents et ambitieux, pour lequel un mot est un mot, signe de discipline ultime - ça donne du rythme, ça fait exploser le cerveau et ça donne des ailes.

J'ai en fait besoin d'une deuxième activité. Le temps que cela démarre. Le tout est d'être plongé avec des têtes passionnées et disciplinées.

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lundi, mars 12, 2007

que les vagues sont profondes...

Bon cela va faire un mois maintenant que je n'ai plus écrit sur capitalrisque.blogspot.com.
Vous vous direz "il a dû bosser comme un malade pendant tout ce temps" - c'est en partie vrai. L'autre partie a été en effet de recracher mes poumons (vilaine grippe qui m'a cloué) - maintenant ça va.


Franchement, je suis pour le moment dans la phase creuse de la vague, ne sachant plus trop où donner de la tête - mon sentiment du moment : "chercher un taf, et vivre normalement comme tout le monde". J'ai comme l'impression que "j'aurai dû" travailler en Septembre dans une boîte normale, et continuer ce projet sur le côté. J'aurai été beaucoup plus efficace. Pour le moment, je développe une marque à travers un blog journalier (ce ne doit pas être une occupation à 100%!), tissant des contacts ici-et-là. Le but est de rassembler des profils potentiellement intéressés par le produit qui sera développé (histoire de commencer plus rapidement commercialement). Les résultats après 2 mois de blogging "professionel" sont plutôt mitigés (pic à 60 visiteurs unique / jour pour une moyenne maintenant de 40/jour).

J'ai reçu l'argent des subsides - je ne sais pas trop quoi en faire / il y a tellement de contraintes que ça me gave déjà. La phase de démarrage a été beaucoup trop lente que prévu, mes partenaires ne sont plus - tout est à recommencer à zéro.
Je sens le projet qui meurt - car mon envie meurt, après 1 an et demi.

Et si j'en profitait pour (tenter de) me ré-insérer dans la vie active normale où on touche un salaire à la fin du mois et où je pourrai me refaire mon carnet d'adresse pour le prochain coup foireux ?
Verdict dans les semaines qui viennent... mais si une opportunité intéressante me tombe dessus,... je réfléchirai très rapidement.

(Entre paranthèses, admirez le beau PR4 de ce blog... c'est beau...)

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samedi, février 10, 2007

Branson - un buzz à $ 25 millions

Branson et ses 25 millions de $ - qui donc perd le nord ?

Encore un magnifique coup de publicité de la part de Richard Branson - passé maître dans l'art du buzz. Al Gore marche maintenant dans la combine, et Virgin va maintenant vendre des centrales électriques clé en main. Tel est maintenant la prochaine direction stratégique aggressive du groupe Virgin. L'énergie renouvelable est le secteur le plus porteur de ces 20 prochaines années ; et beaucoup de très riches portefeuilles vont s'y engouffrer - plus intéressant encore que l'Internet.

Les compétences dans ce domaine sont rare, et l'expérience est irremplaçable - un chef de projet qui a 55 ans avec 30 ans d'expérience, aura toujours du travail, avec un salaire de $ 8000/ mois ; sans aucun problème. Les sommes dans les centrales sont généralement colossalles, et les sociétés sont prêtes à investir.



25 millions de $, c'est un appel à candidature pour attirer les pointures du secteur et créer un nouveau groupe ; Ce n'est pas cher payé pour un brevet, une technologie, une expertise (tout dépend évidemment des clauses du prix, quelques lignes que les personnes compétentes liront certainement attentivement).

Avec Al Gore, Virgin prend une crédibilité dans ce domaine, maintenant il lui reste de trouver une expertise pertinente (c'est comme les software, c'est l'installation, l'agencement des divers matériaux et la maintenance qui coûte le plus cher).

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